Dans un souffle d’hiver long et glacé
Rejetant au loin les maigres épis de blé
Pour se recouvrir, en deuil, d’un opaque voile.
C’est la mort qui tombe sur la ville
Rappelle à elle les derniers vieillards
Qui croisent ce qui, malheureux fêtards,
N’est que jeunes funambules malhabiles.
Aux derniers soupirs, des astres scintillent
Guidant vers un fils d’impossibles mages
Et ne trouvant dans les restes du carnage
Qu’une tête arrachée à un corps de jeune fille.
La commune amère rejette ses enfants
Reniant sa patrie et le jour arrivé
Où la gloire côtoyait la fierté.
C’est la vie qui passe, paisiblement.