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Un avis sur Aristide Nepo
Dimanche 1 octobre 2006
La commune amère rameute les étoiles

Dans un souffle d’hiver long et glacé

Rejetant au loin les maigres épis de blé

Pour se recouvrir, en deuil, d’un opaque voile.

 

C’est la mort qui tombe sur la ville

Rappelle à elle les derniers vieillards

Qui croisent ce qui, malheureux fêtards,

N’est que jeunes funambules malhabiles.

 

Aux derniers soupirs, des astres scintillent

Guidant vers un fils d’impossibles mages

Et ne trouvant dans les restes du carnage

Qu’une tête arrachée à un corps de jeune fille.

 

La commune amère rejette ses enfants

Reniant sa patrie et le jour arrivé

Où la gloire côtoyait la fierté.

C’est la vie qui passe, paisiblement.

Par Oscar Salvador - Publié dans : Poésies
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